Technature, façonnier de soins cosmétiques en full service, a décidé de renforcer son contrôle qualité avec des solutions de vision. La première application est une ligne de production de patches cosmétiquen mis ensuite sous emballages. Mathis Le Floch a géré toute la phase d’entraînement de l’algorithme sur une cellule mise à disposition par Psycle ; il dresse pour nous un bilan du projet.
Pour quel besoin avez-vous consulté Psycle ?
Mathis Le Floch : Notre objectif était principalement de venir récupérer les sachets contenant des patches « conformes » jetés à la poubelle. De plus nous voulions soulager les opérateurs en charge du contrôle sur cette ligne. C’est une ligne à haute cadence (6000 patches / heure); traquer les défauts d’aspect est très fatigant, et parfois, des non conformités peuvent passer à travers les mailles. Nous pensions que la vision serait un bon outil pour automatiser le contrôle. Nous voulions une solution qui puisse reconnaître un maximum de défauts différents (plis, bulles d’air, griffures, superpositions, manquants, etc.), envoyer un signal en cas de non-conformité et déclencher automatiquement l’éjection du produit concerné. Nous voulions aussi un système dans lequel nous pourrions avoir une traçabilité des non-conformités, ce que nous offre Psycle avec le logiciel PAQ.
J’ai appris beaucoup de choses sur la vision industrielle assistée par l’IA grâce aux échanges avec Psycle. Je sais maintenant qu’une IA bien pensée est indispensable pour bien détecter un produit et ses défauts.
Comment l’équipe Psycle vous a-t-elle accompagnés ?
MLF : L’équipe Psycle a été à nos côtés pendant 4 mois. Les échanges étaient très nourris et dès que nous avions une idée, nous en discutions ensemble. Généralement, Psycle lançait les développements nécessaires dans la foulée. Nous étions novices en vision, la proximité et la réactivité de Psycle nous ont beaucoup rassurés. Tout comme l’accompagnement progressif vers l’autonomie.
En quoi la mise à disposition d’un équipement vous a-t-elle aidée ?
MLF : Notre projet nous semblait complexe : nous avons énormément de références avec des produits différents (taille, couleur, …), beaucoup de défauts et des cadences élevées. La location est apparue comme un moyen de valider la faisabilité en réduisant les risques. Nous avons également pu faire évoluer notre cahier des charges. De plus, nous avons étendu le contrôle aux sachets, ce qui n’était pas prévu, sans rallonger particulièrement le temps d’industrialisation.