Sur certains salons industriels, les discussions ne portent plus uniquement sur les sujets populaires de ces dix dernières années. Ni les machines, ni les cadences de production ne semblent pouvoir conserver leur monopole. Car aujourd’hui, les industriels parlent aussi intelligence artificielle, traitement d’image, contrôle qualité automatisé et même, gestion de croissance.
Quand la croissance transforme
Il arrive souvent qu’une forte croissance s’accompagne d’une transformation vive et naturelle de l’organisation, jusque-là solide, de l’entreprise. L’harmonie peut s’en retrouver touchée et à mesure que l’activité évolue, il devient essentiel de structurer les échanges et les méthodes de travail.
Côté Psycle, l’entreprise spécialisée en vision industrielle enregistre une forte accélération de son activité depuis plusieurs mois. À elle seule, l’industrie agroalimentaire représente aujourd’hui plus de 50 % du chiffre d’affaires de la société. Et certains secteurs, comme le Grand Ouest et notamment la Bretagne, concentrent désormais une part importante des nouveaux besoins.
C’est précisément dans ce contexte qu’arrive Rémi Magro, responsable commercial chez Psycle depuis novembre 2025.
Des besoins prégnants de restructuration
Diplômé de Sup Optique en 2017, Rémi débute sa carrière chez Effilux, spécialiste des systèmes d’éclairage optique haute performance. Arrivé en stage de fin d’études, il évolue progressivement jusqu’à devenir responsable commercial France… puis Europe… puis Monde.
Pendant près de huit ans, il voit l’entreprise passer d’une dizaine à près de 80 collaborateurs. Une évolution rapide qui lui permet d’observer un phénomène fréquent dans l’industrie :
“L’élargissement des équipes est l’une des premières conséquences de l’accroissement d’activité. Seulement quand celle-ci s’opère rapidement, il faut savoir réagir pour réussir à conserver une ligne directrice commune. L’organisation devient de plus en plus stratégique. Et c’est là où ça devient intéressant.”
Chez Psycle, cette réflexion occupe désormais une place essentielle. L’entreprise doit continuer à prendre soin de sa capacité à absorber de nouveaux projets sans pour autant perdre en agilité technique. Car vous n’êtes pas sans savoir qu’en vision industrielle, chaque projet possède ses propres contraintes. Et au sein de chaque système en place, plusieurs métiers, qui doivent fonctionner ensemble.
Rémi intervient justement sur cette phase de coordination. Recrutement, onboarding, accompagnement des équipes commerciales, suivi des affaires, structuration des méthodes de travail :
“Mettre des process en place, ce n’est pas rigidifier l’entreprise. C’est surtout permettre aux équipes de se comprendre plus rapidement et de travailler en harmonie. Dans un milieu exigeant comme le nôtre, cela devient indispensable.”

Une présence terrain essentielle
Dans le même temps, la croissance de Psycle se traduit géographiquement. Historiquement bien implantée dans l’agroalimentaire, l’entreprise renforce aujourd’hui sa présence dans le Grand Ouest.
Et ce choix n’a rien d’anodin.
La Bretagne représente à elle seule l’une des plus fortes concentrations agroalimentaires françaises. Selon l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires), le secteur agroalimentaire conserve sa place de “leader industriel” du pays avec plus de 500 000 emplois directs. Derrière ces chiffres, des lignes de production tournant parfois en continu, 24 heures sur 24, avec des contraintes de qualité et de traçabilité de plus en plus fortes.
Le récent salon CFIA de Rennes est d’ailleurs venu confirmer cette dynamique.
“C’est vrai que l’on a énormément de demandes dans l’Ouest aujourd’hui. C’est un territoire particulièrement dynamique pour l’agroalimentaire et il est devenu essentiel pour nous d’y renforcer notre présence physique. C’est le minimum que l’on doive faire pour accompagner solidement nos clients et futurs clients de l’industrie.”
Psycle vient ainsi de valider une nouvelle fiche de poste de chargé d’affaires dédié au Grand Ouest. Un profil basé directement dans la région, en full remote, afin de conserver une proximité forte avec les industriels locaux.
Car malgré l’évolution des outils numériques, certaines réalités industrielles restent difficiles à comprendre à distance. Observer une ligne de production, analyser une contrainte mécanique ou même discuter directement avec un opérateur permet souvent de détecter des problématiques invisibles sur un simple cahier des charges.
Des usages industriels modifiés par l’IA
Depuis plusieurs années, l’intelligence artificielle transforme progressivement le secteur de la vision industrielle. Des tâches auparavant difficiles à automatiser deviennent désormais accessibles grâce au traitement d’image avancé.
“Psycle travaille sur ces sujets depuis presque dix ans, l’entreprise est précurseur sur bon nombre de sujets. Aujourd’hui, on voit clairement que l’IA débloque de nouvelles possibilités industrielles. Et dans notre domaine, ça bouge énormément. C’est pourquoi nous devons rester en veille et nous adapter constamment.”
Psycle continue également d’intensifier sa présence sur des secteurs connus. On pense ici à la logistique ou certains environnements critiques, notamment autour du nucléaire.
Et déjà, Rémi nous confie d’autres perspectives pour l’avenir. Pourquoi pas un développement vers l’Est de la France, de futurs contrats VIE et même un renforcement commercial à l’international ? Pour lui, cette croissance ne fait probablement que commencer. De quoi donner envie de suivre Psycle d’un peu plus près encore.

La logique collective au centre des débats
Malgré cette accélération, Rémi insiste régulièrement sur un point. Aucune structuration ne fonctionne sans cohésion humaine.
“La parole des équipes reste très importante. Les meilleures idées viennent souvent du terrain.”
Une approche participative qu’il applique aussi bien dans le management que dans l’accompagnement des nouveaux collaborateurs. Depuis son arrivée, il explique avoir commencé par rencontrer progressivement l’ensemble des équipes afin de comprendre les méthodes, les outils et les habitudes de fonctionnement de chacun.
Et entre deux projets industriels, Rémi nous confie être un ÉNORME (ce sont ses mots) fan de tennis. Classé 15/4 (pour les puristes), il poursuit encore les tournois avec son club lorsqu’il trouve un peu de temps libre. D’ailleurs, si vous lisez cet article avant le 7 juin, il y a de fortes chances qu’il soit installé devant un match de Roland-Garros.